Douce-amère (Morelle)

Nom binominal : Solanum dulcamara

Classification phylogénétique
Ordre : Solanales
Famille : Solanacées

La Douce-amère ou Morelle douce-amère est une plante de la famille des Solanacées. Les tiges ligneuses de la Morelle douce-amère peuvent atteindre jusqu'à 3 mètres et demi de longueur et s'élever au-dessus du sol avec l'aide d'un support, ses rameaux volubiles lui permettant de s'agripper aux arbres et arbustes de son entourage.

La floraison s'étendant sur une longue période, il arrive de pouvoir observer sur un même plant des fleurs violettes aux étamines jaunes et, selon leur degré de maturité, de jeunes fruits allant du vert à l'orange et au rouge. Ceux-ci sont toxiques mais le niveau de toxicité peut s'atténuer avec la fin de la saison, ce qui permet à certains volatiles de se nourrir des derniers fruits encore accrochés l'hiver venu.

Propriétés

L'ingestion des baies provoquerait douleurs abdominales, vomissements et céphalées.

Le fruit vert est très riche en alcaloïdes (solasodine, soladulcidine... jusqu'à plus de 0,5 % du poids sec) qui disparaîtraient en grande partie lors de la maturation, ce qui expliquerait le fait que les intoxications graves sont rares.

Attention : la douce-amère est une plante toxique dans toutes ses parties et ses jolies baies rouges peuvent être attractives pour les enfants ! Nausées, vomissements, diarrhées, dilatation des pupilles, tachycardie, maux de tête, bourdonnement d'oreilles, délires, hallucinations, convulsions, troubles respiratoires et cardiovasculaires voire mort… voici une partie des symptômes que peut entraîner un empoisonnement à la douce-amère chez les humains comme chez les animaux domestiques (la douce-amère est d'ailleurs parfois surnommée « tue chien »).

C'est dire comme il faut prendre avec des réserves l'utilisation médicinale de la douce-amère. Car de tout temps, cette plante a été utilisée pour ses vertus thérapeutiques, notamment dépuratives. On utilisait autrefois la tige de cette morelle, récoltée après la chute des feuilles, en décoction ou en infusion, en sirop ou en cataplasme pour lutter contre les maladies de peau : acné, eczéma, herpès, psoriasis, furoncle…