Consoude

Nom binominal : Symphytum officinale

Classification phylogénétique
Ordre : Boraginales
Famille : Boraginacées

Noms vernaculaires : Grande consoude, oreille d'âne, langue de vache, confée.

Étymologie : le terme de "consoude", apparu vers 1265, vient du bas latin consolida, dérivé de consolidare « "consolider, affermir" en raison de ses vertus à cicatriser les plaies (astringent) et à consolider des fractures. 

La Consoude officinale (Symphytum officinale) est l'espèce caractéristique du genre Symphytum. Elle présente de nombreuses variétés et s'hybride facilement. La consoude est une grande plante vivace de 30 à 130 cm. Ses grandes feuilles (jusqu'à 40 cm de long sur 15 cm de large) sont alternes, pointues, couvertes de poils raides, se prolongeant sur la tige. Ses fleurs rosées, pourpre clair à foncé, jaune pâle, crème, groupées en cymes scorpioïdes unipare au sommet des rameaux, fleurissent à la mi-mai. Ses fruits sont composés de 4 akènes lisses et brillants.

Avant la floraison, les feuilles de digitale, très toxiques, pourraient être confondues avec celles de consoude mais au toucher la digitale est laineuse et douce alors que la consoude est rêche.

Engrais végétal : la consoude est utilisée comme engrais végétal

Usage alimentaire : Attention, il est déconseillé de manger quotidiennement de la consoude. En effet, cette plante contient des alcaloïdes toxiques pour le foie.

À titre occasionnel, on peut donc consommer :

  •  les très jeunes feuilles, encore tendres, coupées finement et ajoutées aux salades ; 
  • les feuilles cuites dans des soupes, en légumes, en beignets ; 
  • les feuilles, riches en protéines et minéraux, à la place des épinards (la consoude n'a pas le défaut des épinards de devenir toxique sous l'influence prolongée de l'air).

Usage médicinal

En France et en Allemagne, seul un usage externe de la consoude est autorisé.

La tradition prête à la racine de consoude des propriétés hémostatiques, anti-inflammatoires, astringentes, cicatrisantes et émollientes.