Chélidoine

Nom binominal : Chelidonium majus ("Grande hirondelle", en latin)

Classification phylogénétique
Ordre : Ranunculales
Famille : Papavéracées

La Grande Chélidoine (prononcer [kelidwan]). On l'appelle aussi herbe aux verrues (ou herbe à verrues), car son latex jaune-orangé toxique est utilisé pour les éliminer.

Autres noms communs : chélidoine majeure, grande éclaire, herbe aux boucs, herbe de l'hirondelle, herbe de Saint-Clair, lait de sorcières, sologne, félongène, felougne.

Étymologie : la chélidoine (du grec ancien χελιδών et du latin chelidonium, hirondelle) doit son nom à la coïncidence de sa floraison avec l'arrivée de ces oiseaux migrateurs que sont les hirondelles. L'étymologie populaire qui voudrait donner comme origine le latin cœli donum (« don du ciel ») ne doit pas être retenue.

La tige dressée et ramifiée atteint 30 à 50 cm de haut. Elle est cylindrique, poilue par endroits. Les feuilles inférieures sont pétiolées, celles du sommet sont sessiles. Elles sont molles, imparipennées et crénelées (parfois dentées), de couleur un peu glauque (surtout en dessous). Les fleurs poussent en ombelle à l'extrémité de longs pédoncules. Elles comportent deux sépales verts caducs, quatre pétales jaunes, et de nombreuses étamines de la même couleur que les pétales. Après fécondation l'ovaire se transforme en capsule linéaire qui peut atteindre 5 cm de long et qui ressemble beaucoup à une gousse, aussi appelée une silique. Les graines sont petites et noires. Elles possèdent un élaïosome qui attire les fourmis qui assurent la dispersion des graines (myrmécochorie).

La chélidoine pousse à partir du printemps sur le bord des chemins, dans les décombres, le long des murs ou à l'orée des bois. Elle est considérée comme un indicateur d'azote. La chélidoine a besoin d'un sol calcaire. Lorsqu'on la rencontre sur sol neutre ou acide, cela indique la présence de roches calcaires introduites : pierres calcaires d'un mur, remblais de roches calcaires...

Utilisation médicinale

La chélidoine a traditionnellement été utilisée pour guérir de nombreuses maladies (foie, rhumatismes...). Le suc (latex) qui s'échappe quand on casse la tige de la chélidoine contient un alcaloïde, la coptisine, qui possède des propriétés antimitotiques. C'est de là que vient la réputation de faire disparaître les verrues et les cors, d'où son surnom d'« herbe aux verrues ».

Le suc de la plante contient plusieurs alcaloïdes toxiques.

La chélidoine a été expérimentée en homéopathie.

Elle agit également sur la circulation sanguine en élargissant les coronaires et en augmentant la tension. Les alcaloïdes ont aussi un effet bactéricide. Les remèdes à base de chélidoine ne doivent être employés que sous contrôle médical.

Propriétés médicinales internes : cholérétique, cholagogue, antispasmodique, dépuratif des voies biliaires.