Chardon-Marie

Nom binominal : Silybum marianum

Classification phylogénétique
Ordre : Astérales
Famille : Astéracées

Le Chardon-Marie est facilement reconnaissable à ses feuilles vert pâle brillantes et épineuses marbrées de blanc.

Le terme Silybum a désigné en grec et en latin un chardon comestible. Le qualificatif marianum est lié à la Vierge Marie : une légende veut que celle-ci, voyageant de Judée en Égypte pour échapper à Hérode, aurait caché l'Enfant Jésus sous un bosquet de chardons, où elle lui aurait donné le sein. Quelques gouttes de son lait tombèrent sur les feuilles, d'où les nervures blanches caractéristiques à cette espèce. Cette légende est peut-être également à l'origine d'une indication traditionnelle dont l'efficacité n'a jamais été démontrée et qui voulait que la plante favorise la lactation.

Noms vernaculaires : chardon-Marie, Artichaut sauvage, Chardon argenté, Chardon de Notre-Dame, Chardon marbré, Epine blanche, Lait de Notre-Dame, Silybe de Marie, Mariendistel (en allemand), Blessed Milkthistle (en anglais), Cardo mariano, Cardo di Santa Maria (en italien).

Plante bisannuelle, robuste, de grande taille, dépassant le plus souvent 1 m., à tige non ailée. Ses grandes feuilles vert pâle brillantes, pennatilobées et ondulées, sont bordées de dents épineuses à pointe jaune très acérée. Celles de la base sont pétiolées, en rosette, très grandes (jusqu'à 40 cm). Les supérieures sont plus petites et plus étroites, engainantes. Toutes présentent à l'avers de nombreuses nervures blanches, donnant l'impression que la feuille est maculée de lait. Les capitules, souvent solitaires, peuvent aussi être groupés en racèmes. Ils sont entourés de grandes bractées recourbées, à extrémité très acérée, chaque bractée ayant elle-même un pourtour de petites épines. Les fleurons, tous tubulés et à cinq lobes, sont de couleur pourpre violacé. Les fruits sont des akènes luisants, noirs ou marbrés de jaune, surmontés d'une aigrette denticulée en anneau à leur base.

Le chardon-Marie dans l'histoire

Les Grecs de l'Antiquité connaissaient déjà les propriétés du chardon-Marie pour traiter les troubles hépatiques et biliaires. Pline l'Ancien recommandait de prendre le jus de la plante mélangé à du miel pour « éliminer les excès de bile ». Au Moyen Âge, on disait que le chardon-Marie pouvait chasser la « mélancolie » qu'on appelait également « bile noire » et qui était associée à diverses maladies d'origine hépatique ou reliées au foie.

Les Européens l'ont également cultivé à des fins culinaires : on apprêtait les jeunes feuilles à la manière des épinards, les jeunes pousses à la manière des asperges,

Tout comme l'artichaut, le chardon-Marie a la réputation de stimuler le foie et de favoriser la circulation de la bile. Un extrait de sa racine est parfois utilisé comme ingrédient actif dans les boissons énergisantes.