Arnica des montagnes

Nom binominal : Arnica montana

Classification phylogénétique
Ordre : Astérales
Famille : Astéracées

L’Arnica des montagnes, ou Arnica, est une espèce de plantes herbacées vivace rhizomateuse. Cette plante européenne principalement montagnarde est typique des sols acides et pauvres en éléments nutritifs.

En médecine traditionnelle, l'arnica des montagnes est décrite dans des pharmacopées européennes pour son usage dans le traitement de petits traumatismes comme les hématomes.

Le fruit est un akène dont la graine est légèrement velue et aussi longue que l'aigrette de soies blanchâtres et non plumeuses qui la surmonte.

L'étymologie de « arnica » est mal connue. Il est probable que le mot vienne d'une altération latine du grec ancien πταρμική « ptarmique » (plante dont les fleurs font éternuer). Cette étymologie fait clairement allusion aux propriétés sternutatoires de l'arnica. Jean-Michel Fehr la recommande en 1678 comme poudre à priser et à éternuer purgeant le nez.

Elle ne supporte pas le pâturage des ovins

Arnica montana devient de plus en plus rare du fait du changement de type de bétail sur les prairies agricoles. Lorsque l'on remplace le pâturage des bovins par celui des ovins, elle disparaît totalement en un ou deux ans. Les excréments alcalinisants des moutons sont fatals à cette plante acidophile.

Connue des Grecs de l'Antiquité, Pline l'Ancien informe que sa racine, « prise dans du vin à la dose d'un drachme ou deux, convient contre le lièvre marin, le crapaud et l'opium ». Néanmoins, rien ne semble montrer qu'ils en connaissaient un usage anti-ecchymotique.

Au Moyen Âge, cette plante fut décrite par Hildegarde de Bingen. Elle aurait découvert cette propriété médicinale et en synthétise ses propriétés magiques ainsi : « Quand un homme et une femme sont amoureux, si quelqu'un étale de l'arnica sur la peau d'une de ces personnes, quand l'arnica a séché ils deviennent éperdus d'amour, jusqu'à en perdre la raison. »

Contre-indications et toxicité

En usage interne, l'arnica peut provoquer des céphalées, des algies abdominales ainsi que des troubles vasomoteurs (palpitations) et respiratoires.

En usage externe, une utilisation prolongée sur une peau lésée (blessures ou ulcères) peut fréquemment causer des dermatites œdémateuses accompagnées de petites vésicules. Un traitement avec de fortes concentrations peut engendrer de l'eczéma, voire des réactions dermatologiques toxiques accompagnées de petites vésicules pouvant aller jusqu'à la nécrose.