Valériane officinale

Nom binominal : Valeriana officinalis

Classification phylogénétique
Ordre : Dipsiacales
Famille : Caprifoliacées

La Valériane officinale ou Valériane des collines ou Valériane à petites feuilles (Valeriana officinalis L.), connue aussi sous les appellations vernaculaires d’Herbe-au(x)-chat(s), d’Herbe de Saint-Georges, ou d’Herbe à la meurtrie est une plante herbacée vivace.

Etymologie

Selon certains linguistes, le nom de cette plante vient du verbe latin valere (être fort).  Le Trésor informatisé de la langue française donne une autre piste : le nom de valériane viendrait "du latin médiéval valeriana, d'après le latin Valeria province romaine de Pannonie (...) où cette plante était très répandue".

La valériane possède un rhizome vertical gris-jaune, recouvert de longues racines épaisses. La tige, qui peut atteindre 1 mètre, est cylindrique, creuse, cannelée, dressée, un peu rameuse au sommet. Les feuilles, opposées, sont profondément divisées en un nombre variable selon la sous-espèce, impair, de folioles oblongues, pointues, largement ciselées. Les fleurs, irrégulières, sont petites et de couleur blanc rosé. Elles sont visibles de mai à août, groupées en corymbes à l'extrémité de la tige. Le fruit est un akène ovale, surmonté d'une aigrette plumeuse.

Une plante médicinale

Les racines de la valériane sont traditionnellement utilisées pour leurs effets sédatif et anxiolytique.

Elles permettraient de favoriser le sommeil et d'atténuer l'anxiété et sont donc considérées comme une alternative naturelle aux somnifères et aux anxiolytiques chimiques.

Hippocrate, Dioscoride et d'autres auteurs anciens recommandaient la valériane dans diverses médications. On lui attribuait des propriétés variées, parfois contradictoires. Elle était censée pratiquement tout guérir. Il semble malgré tout que ses indications majeures aient été l'épilepsie, la chorée de Sydenham, l'hystérie, etc.

La valériane a été très consommée au cours des deux guerres mondiales, pour traiter différents traumatismes nerveux.

Jadis, la Valeriana officinalis, était considérée comme une plante magique associée à la magie blanche.

Autrefois puissant philtre d'amour, l'herbe aux chats est désormais surtout employée dans les tisanes soporifiques. Son appellation d'« herbe aux chats » est due à l'attirance de ces animaux pour son odeur : alors qu'elle semble agir comme un calmant sur l'homme, son influence est inverse sur les chats. En fait, elle provoquerait un état proche de l'euphorie éthylique ou cannabique chez ces félins.

La « racine de valériane » est inscrite à la pharmacopée européenne. Il s'agit des organes souterrains, c'est-à-dire du rhizome, des racines et des stolons de l'espèce prise dans son sens large.

En France, la seule indication qui peut être officiellement revendiquée pour un médicament à base de plantes contenant de la valériane est « traditionnellement indiqué dans le traitement symptomatique des états neurotoniques des adultes et des enfants, notamment en cas de troubles mineurs du sommeil »