Piloselle

Nom binominal : Pilosella officinarum

Classification phylogénétique
Ordre : Asterales
Famille : Asteracées

La Piloselle est une plante vivace anciennement du genre des Hieracium (Épervières), mais toujours de la famille des Astéracées (ex Composées-Chicoracées).

Elle est aussi appelée Épervière piloselle, "Oreille de souris", "Oreille de rat", "Piloselle de rat", "Herbe à l'épervier" ou Veluette.

Étymologie

Le nom de Pilosella remonte à la fin du Moyen Âge et se rapporte aux nombreux poils dont la plante est revêtue. Son ancien nom de genre Hieracium dérive du grec ancien Hierax, faucon, épervier, en raison d'une croyance populaire qui voulait que ces oiseaux en buvaient le suc afin de fortifier leur vue. De ces deux noms, elle conserve son nom commun d'Épervière piloselle.

La piloselle est commune sur les sols arides et pauvres. Elle contient des substances antibiotiques et diurétiques.

C’est une petite astéracée (ex composée) vivace stolonifère, généralement de 10 à 15 centimètres de haut, présentant autour de son pied des rejets allongés qui portent des feuilles oblongues.

Comme pour les autres épervières, les fleurs sont jaunes. Les fruits, brusquement tronqués au sommet sous l'aigrette sessile, sont d'un blanc roussâtre à grisâtre. La saveur de la plante est amère et très astringente. Elle renferme du mucilage, du tanin.

La piloselle officinale est difficile à distinguer parmi la dizaine d'autres épervières médicinales au sein de la centaine d'espèces que compte le genre. Elle résiste à la concurrence malgré sa petite taille car elle est télétoxique, libérant dans le sol des produits toxiques pour les autres plantes. À tel point qu'il arrive qu'elle s'empoisonne parfois elle-même, les individus au centre de ses populations dépérissant. Au bout de quelque temps, la pluie lessive les zones dénudées du centre si bien que les graines présentes peuvent à nouveau germer et donner de nouveaux individus. Elle est très commune sur les sols secs, dans les landes à bruyères, les remblais et les clairières, sur les rocailles.

Usage médicinal

Au Moyen Âge, l'épervière piloselle servait à prédire la guérison ou la mort des malades. La sainte abbesse Hildegarde fut la première à la mentionner au XIIe siècle. Depuis, son usage médicinal pour fortifier la vue et guérir les blessures s'est conservé dans les campagnes.

Elle était également utilisée en Provence contre la brucellose.

La pharmacologie moderne lui reconnaît les propriétés suivantes : anti-infectieuse, détoxifiante, astringente, cholagogue, apéritive, dépurative, vulnéraire, détersive et diurétique.

Le suc frais réduit les brucelloses humaines et animales, ainsi que la fièvre de Malte.

En poudre, son astringence est utilisée comme antihémorragique, notamment pour les saignements de nez.