Pensée sauvage

Nom binominal : Viola tricolor

Classification phylogénétique
Ordre : Malpighiales
Famille : Violacées

La Pensée sauvage ou Pensée tricolore (Viola tricolor) est une espèce de plantes herbacées, commune dans toute l'Europe.

Viola tricolor est annuelle, pluriannuelle ou même vivace. Elle fleurit d'avril à septembre. C'est l'ancêtre de la pensée cultivée.

Le mot pensée renvoie à la signification symbolique de la violette, d’après le langage des fleurs.

La tige (tige acole : qui reste au ras du sol et d'où partent les feuilles et la hampe florale) est glabre, parfois duveteuse et est ramifiée.

Les feuilles sont a contrario, alternes. Elles sont pétiolées, à limbe ovale, oblong ou lancéolé et à marges plus ou moins crénelées. Les stipules sont souvent assez développées, au moins celles des feuilles supérieures. Ces stipules sont palmatilobées ou bien palmatiséquées.

Les fleurs sont solitaires et latérales, hissées sur de longs pédoncules. Les sépales ne sont jamais plus grands que la corolle. Laquelle peut être violette, pourpre, bleue, jaune ou blanche. Elle peut le plus souvent être bicolore, jaune et violette. La forme tricolore, jaune, blanche et violette, est la plus recherchée. Elle donne son nom à l’espèce. Un éperon court de 3 à 6,5 mm est visible mais dépasse rarement les appendices calicinaux. L'ensemble de la fleur fait environ 15 mm de diamètre. Enfin, on remarque que le stigmate est creusé en entonnoir. Les fleurs sont hermaphrodites. La plante est autogame ou entomogame (pollinisations par des abeilles, souvent). Le fruit est une capsule subtrigone, glabre, s’ouvrant par 3 fentes. Ce fruit n'a pas de nom particulier. La dissémination des graines est également entomophile, le plus souvent myrmécochore (par les fourmis).

Pharmacopée

En tisane, elle calme les nerfs et fait baisser la fièvre.

En pommade, elle combat diverses maladies de la peau comme l'acné, l'eczéma et la peau sèche.

La pensée sauvage a une longue histoire d'utilisation en médecine traditionnelle et herboristerie. Les préparations se font à partir de la partie aérienne séchée récoltée au moment de la floraison.

La pensée sauvage contient 0,3 % d'acide salicylique et de ses dérivés (méthyl ester et violutoside) ; 10 % de mucilages ; 2,4 à 4,5 % de tanins, des flavonoïdes (rutine), des caroténoïdes, des coumarines, de l'umbelliférone, des saponines, de l'acide ascorbique et du tocophérol.

Les dérivés salicylés et la rutine présents dans la pensée sauvage ont des propriétés anti-inflammatoires reconnues. De plus, la rutine peut se montrer utile dans le traitement de la fragilité capillaire.

En application cutanée, la décoction de pensée sauvage est un traitement d'appoint pour soulager les irritations de l'eczéma (action des dérivés salicylés).