Ortie

Nom binominal : Urtica dioica

Classification phylogénétique
Ordre : Rosales
Famille : Urticacées

Le nom d'ortie est issu du latin urtica, lui-même dérivé d'uro, "brûler", en référence aux poils urticants.

On dénombre une trentaine d’espèces d’orties (genre Urtica). En France, les espèces les plus communes sont la grande ortie (Urtica dioica, 50 cm à 1 mètre, vivace) et l'ortie brûlante (Urtica urens, moins de 50 cm, annuelle). Urtica pilulifera (ortie à pilules, ortie romaine) se rencontre dans le midi et l'ouest de la France, Urtica membranacea (ortie membraneuse) se rencontre dans le midi méditerranéen et Urtica atrovirens uniquement en Corse.

Les orties sont comestibles. Elles sont excellentes en soupe, soufflés ou en remplacement des épinards, y compris en pizzas.

Utilisation médicinale

La grande ortie et l'ortie brûlante (feuilles et racines) sont reconnues comme faisant partie des plantes médicinales les plus utiles et les plus efficaces.

Les feuilles sont couramment utilisées comme toniques, dépuratives, diurétiques, anti-inflammatoires (en cataplasme, associée à l’argile verte, elle agit contre les douleurs de l'arthrite et des rhumatismes.

En bain de bouche, la tisane d’ortie se révèle efficace contre les infections : aphtes, gingivite, angine.

Naturellement riche en vitamines A, B et C, elle est également fortement minéralisée en fer, calcium, magnésium, potassium et phosphore.

Autres utilisations

Le purin d'ortie, fabriqué par macération d’orties hachées dans de l’eau pendant quelques jours à l’abri de la lumière, sert de fongicide (contre le mildiou), d’insecticide (contre les pucerons et acariens) et d’activateur ou de régulateur de croissance des végétaux.

Hachée crue, l'ortie peut être donnée aux volailles.

Jeune et soumise à dessication, elle peut être donnée au bétail qui l'apprécie.