Mandragore

Nom binominal : Mandragora officinarum

Classification phylogénétique
Ordre : Solanales
Famille : Solanacées

La Mandragore ou Mandragore officinale (Mandragora officinarum) est une plante herbacée vivace, des pays du pourtour méditerranéen, voisine de la belladone.

Cette plante, riche en alcaloïdes aux propriétés hallucinogènes, est entourée de nombreuses légendes.

La plante, haute d'une trentaine de centimètres, dégage une odeur très forte. C'est une herbacée banale, pratiquement sans tige.

La forme de la racine, souvent anthropomorphe (ses ramifications lui donnant une vague apparence humaine, avec un tronc, des jambes et même - en étant imaginatif - une tête et un sexe), est à l'origine de nombreuses légendes.

On parlait autrefois de racines « mâles » et « femelles » mais cela ne correspond pas à une réalité botanique, la plante n'étant pas dioïque.

La mandragore donne naissance à des baies jaunes ou rouges à maturité, de trois à cinq centimètres de diamètre, globuleuses à ellipsoïdes. Ces fruits juteux sont comestibles en quantité modérée.

Propriétés pharmacologiques

La plante est riche en alcaloïdes psychotropes. Elle est sédative et narcotique, antispasmodique, anti-inflammatoire (en cataplasme), hypnotique et hallucinogène.

Elle présente des propriétés aphrodisiaques et des propriétés sédatives dont Platon parle dans La République.

Les médecins grecs prescrivaient la mandragore contre la mélancolie et la dépression.

Socrate parle des effets sédatifs de la plante ; Théophraste, élève d’Aristote, rapporte que la racine traite les maladies de peau et la goutte et que les feuilles sont efficaces pour soigner les blessures.

Sur le site turc de l'antique Magnésie du Méandre, des fouilles ont dévoilé un espace réservé, dans le stade de la cité, aux préparateurs de potions à base de mandragore, qu'ils fournissaient aux athlètes.

Dioscoride énumère de nombreuses maladies où la mandragore est d'un grand secours. Selon lui, un verre d'une décoction obtenue en faisant réduire la racine dans du vin est utile « quand on ne peut dormir, ou pour amortir une douleur véhémente, ou bien avant de cautériser ou couper un membre ».