Chronique botanique N°19 : Le Parc Théodore Monod ...Un contraste singulier

Un contraste singulier
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Avant de vous présenter ma 20° chronique botanique pour les 10 ans de ECEJ au mois de septembre, juste avant la grande fête, je vous montre aujourd'hui quelques photos et textes qui me trottent depuis longtemps dans la tête et qui se prêtent à une chronique de vacances.
J'aime beaucoup passer quelques moments dans un parc du Mans dont la conception moderne et originale m'a toujours fascinée. Il déborde de plantes vivaces, arbustes et arbres précieux, de jeux d'eau et de bassins. Et je ne suis pas la seule admiratrice, des personnes de tout âge le fréquentent pour sa flore ou pour s'y reposer, en tête les enfants dont la joie de s'amuser aux jets d'eau par temps chaud ne connaît aucune limite. 
Ce parc porte le nom d'un grand savant du 20° siècle : Théodore Monod. Quand on pense à lui, on pense au désert qui était son milieu de prédilection. Il a fait de multiples expéditions pour explorer le Sahara. Il suffit d'ouvrir un seul de ses journaux pour constater quel contraste existe entre l'exubérance de la nature, la légèreté de l'ambiance du parc Monod  et l'austérité du désert à laquelle il s'est soumis pendant toute sa vie.
J'ai imaginé d'opposer mes photos du parc aux notes de Théodore Monod. Il les a prises lors d'une marche épuisante dans le sud du Sahara en 1953/54. Les citations sont tirées du petit livre « Tais-toi et marche... » journal d'exploration El Ghallaouya-Aratane-Chinguetti, paru chez Actes Sud, en 2002.
 
21 décembre

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« Ici, l'on ne peut que vivre de jour en jour et même d'heure en heure : trouvera-t-on, ou non, les quelques soupçons de « pâturage » nécessaires à l'entretien de nos montures (et, par conséquent, au salut de nos précieuses personnes) ?
C'est la seule question importante. Le reste, élection présidentielle comprise, ne nous intéresse plus. A chaque jour suffit sa peine. »
 

23 décembre

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« Vu deux addax et des traces. Ils sont bien défendus par l'immensité de leur désert, mais les fusils à tir rapide se multiplient et la viande sèche se vend à prix d'or... Restera-t-il des addax dans 50 ans ? »

26 décembre, dans l'erg Ijafoun

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« ...Mais ces journées ont leur saveur, et leur poids, irremplaçable. On échappe, ici, à une existence de « surface », hors-d'œuvre, condiments et bagatelles. Ici, la vie se fait grave, sérieuse, implacable. Bataille très concrète, et qu'il faut, heure après heure, gagner. Et gagner, non pas pour s'amuser ou se divertir, mais pour survivre. »
 
26 décembre

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« Ce matin, une outre s'est, en route, détachée d'un bout et pendait, suspendue par l'autre. Elle n'a pas cassé, elle est sauvée. Elle eût fort bien pu se rompre : c'étaient vingt-cinq litres perdus, qui, dans huit jours, vaudraient leurs poids d'or....et de chair. »
 
13 janvier Oguilet en-Nemade

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« Arrivés au puits hier dans l'après-midi. « Au puits » est une façon de parler, en fait dans une cuvette où le voyageur a le droit de creuser un oglat dans le sable. Ce que nous avons fait. L'eau est abondante, un peu saumâtre, hélas. Mais c'est de l'eau et c'est ce qui compte. »
 
17 janvier, soir

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« L'heure merveilleuse, l'heure vengeresse de l'immobilité à l'arrivée à l'étape...La journée n'a pas été trop dure. Mais Seigneur, les pieds, les pieds...Nous ne méritions pas ça. Je Vous en veux et tiens à ce que Vous le sachiez ! »
 
21 janvier, Atar, Campement Hôtel
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« Moins heureux ici ; il est 11 heures du soir et les passagers font un tel vacarme au bar qu'on ne peut reposer. Le bruit, le bruit...On s'était déshabitué de ce tourment dans le silence des grands espaces morts. Et voilà qu'il faut à nouveau subir ces vaines sonorités de l'animal civilisé. Pas drôle. »

Solution de la devinette N° 18
Il s'agit du rosier botanique « Mutabilis »
 
Devinette N° 19
Nous cherchons le nom de cet arbuste au Parc Monod :
 
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